Certains craignent qu’elle nous dépasse rapidement, qu’elle nous remplace dans toutes sortes d’emplois et de métiers, voire qu’elle décide à notre place ce qui est bon pour nous ou pas, qu’elle prenne le pouvoir et mène le monde au chaos. Le robot destructeur façon Terminator, incarnant la suprématie de la machine sur l’humain, a la peau dure ! Pour d’autres au contraire, elle nous soulage en réalisant bien plus vite que nous des tâches complexes ou qui nous lassent parce que répétitives. Elle conduit déjà nos véhicules et optimise nos itinéraires, elle parle toutes les langues, répond à nos questions – pas toujours de façon objective, certes ! –, assiste les médecins dans leurs diagnostics, et rédige les dissertations des lycéens. Elle pourrait même ambitionner de faire notre bonheur malgré nous. « Elle », c’est l’intelligence artificielle (IA) qu’à force d’anthropomorphisme, beaucoup imaginent à leur image alors qu’il ne s’agit que de code informatique et de données, lesquels sont produits par nous-mêmes. Mais le débat reste vif entre ceux pour qui l’IA n’est que silicium, algorithmes, fibre optique et datacenters, et les alarmistes, qui pressentent la menace pour l’humanité d’être dominée par les machines et dépossédée de son libre arbitre.
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